Jusque là ciblée sur quelques quartiers parisiens, la phase de tests du système numérique de contraventions va être étendue à plusieurs autres villes, en Île-de-France et en province.
Une phase de tests qui prend donc des allures de mise en pratique de facto. Le PV collé sur le pare-brise, c'est bientôt fini, plus de doute possible. Après les Xe, XIe et XVIe arrondissements de Paris, c'est ainsi au tour des villes de Suresnes et Boulogne-Billancourt pour les Hauts-de-Seine, Melun, Donnemarie, Nemours et Meaux en Seine-et-Marne, et Boissy-Saint-Léger pour le Val-de-Marne et Angers (Maine-et-Loire) et Chantilly (Oise) de servir de « zones d'expérimentation ».
Connu depuis plusieurs mois, le PV électronique, c'est d'abord un gain de temps pour les services de police. Au lieu d'une dizaine de minutes pour une contravention manuelle à l'heure actuelle, le délai est sensiblement diminué et le nombre de contraventions ainsi augmenté. CQFD.
Ensuite, la numérisation des PV – qui ne concernera pas seulement les infractions au stationnement mais tous ceux jusqu'à la 4e classe – permettra d'envoyer directement l'amende au Cacir (cntre automatisé de constatation des infractions routières) de Rennes, alors qu'en moyenne le délai constaté en ce moment est généralement de quatre mois.
Bref, déjà qu'aujourd'hui contester un PV revient à se battre contre des moulins à vent, demain il sera même inutile d'y penser. C'est aussi cela l'ère du numérique, paraît-il…
F.G.
jeudi novembre 5, 3:26 PM
Comparez les assurances auto