Disons-le tout de suite : il y a différents types de ratés. Car cela aurait été un brin trop facile de vous balancer comme ça une liste de voitures très moches (bon, il y en a aussi dans ce qui suit) et d'occulter d'autres aspects de l'histoire automobile qui révèlent quelques beaux et douloureux ratés. Avec pour la plupart une seule et même conséquence : un bide commercial.
1. Commençons, et finissons-en tout de suite – cela sera fait – par la plus moche. Oh oui, il y en a eu des tonnes et des tonnes mais nous avons eu un petit coup de cœur pour la SsangYong Rodius qui devait être l'incarnation automobile d'un yacht de luxe. Un gros bide, tant esthétique que commercial, même en Chine…
2. Celle qui fut accompagnée de la publicité la plus mauvaise : la Renault 14. Déjà, elle n'était pas spécialement jolie. Mais alors, que dire de la campagne de publicité qui accompagna sa commercialisation ? « Une poire, c'est confortable » (voir la photo dans la galerie). Conséquence plus ou moins directe : des ventes confidentielles et un sobriquet qui lui colle encore à la peau, par moquerie le plus souvent, par affection au mieux.
3. Le plus grand bluff : le moteur à eau de Jean Chambrin. À la suite du choc pétrolier de 1973, d'innombrables ingénieurs, savants fous et escrocs en tout genre cherchent à mettre au point un moteur tournant à l'eau. Jean Chambrin, ce fut un peu les trois. Son moteur ne fonctionna jamais.
4. Celle qu'on ne vit jamais produite de série malgré un fort tapage médiatique – enfin, une campagne promotionnelle impressionnante - la Yamaha OX99-11. Quand elle fut présentée sur les salons automobiles, elle provoqua soit le rire, soit le dégoût. Yamaha retourna vite à la production de motos…
5. Celle dont on se moqua et dont on se moque encore le plus : la Renault Fuego. Oui, c'est une injustice mais c'est comme ça. La Porsche française du peuple a, il faut bien l'avouer, assez mal vieillie… ou vieillie tout court avant même d'être jeune. On a de l'affection pour elle mais toujours avec un petit sourire moqueur au coin des lèvres quand on parle d'elle.
6. Celle qui eut trop de succès : la Citroën DS. Vous allez dire : pourquoi faire figurer la DS dans le classement des grands ratés de l'histoire automobile ? Elle est belle et elle connut un énorme succès commercial. Exact. Mais justement, lorsqu'elle fut présentée au salon de Paris en octobre 1955, elle rencontra un tel succès et les commandes furent si nombreuses que Citroën décida de la mettre sur les chaînes de production aussitôt. Sauf que l'auto n'était pas prête. Elle connut donc de gros ratés les deux premières années de commercialisation avant que les choses ne rentrent dans l'ordre.
7. Le constructeur le plus perdu : Venturi. Au début des années 1980, Venturi voulu être un producteur à part entière de « voitures d'exception ». Le but : entrer dans le cercle très fermé des Lamborghini, Ferrari, Porsche… Mais, et cela malgré quelques beaux morceaux, la sauce ne prit jamais et Venturi connut de grosses difficultés financières. Aujourd'hui, le constructeur monégasque s'est reconvertit dans l'auto électrique (notamment avec sa très jolie Fetish électrique). Mais pas de trace - pas encore (?) - de grand succès commercial. Venturi se cherche-t-il encore ?
8. Celle qui se trompa de cible : la Renault Twingo. Le succès commercial de la Twingo est parmi les plus impressionnants de l'histoire automobile. Sans contestation possible. Mais au départ, la petite citadine de chez Renault était destinée à séduire un public jeune, filles et garçons confondus. À l'arrivée, ce sont surtout les retraités et les femmes de plus de 40 ans qui firent le succès que l'on connaît.
9. La plus rapide faillite. Le géant américain General Motors régna pendant près d'un siècle sur le monde de l'automobile. Sa puissance était considérable. Et puis, en à peine 4 ans, sous la présidence de Rick Wagoner, la société américaine perdit 82 milliards de dollars ! Ricky La Belle Vie fut congédié fin 2008, mais GM est toujours sous perfusion !
F.G.
jeudi octobre 8, 12:55 PM
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