Selon le directeur de l'ingénierie de Bentley, Ulrich Eichhorn, le développement pour la préservation de l'environnement et les marchés émergents seront le futur de Bentley. Le constructeur de voitures de luxe a déjà réduit de 15% le rejet de CO2 sur ses modèles.
Avec la crise du crédit aux Etats-Unis, les ventes de Bentley ont été légèrement affectées, selon Eichhorn, mais moins que les marques moins prestigieuses. Mais les ventes dans de nouveaux marchés notamment en Chine et en Inde ont comblé ce petit trou dans les ventes américaines a-t-il ajouté.
Les ventes dans les marchés émergents (Brésil, Russie, Chine et Inde) totaliseront 1 000 unités cette année, soit près de 10% du volume des ventes Bentley. « Les motorisations choisies sont souvent les plus puissantes. Cela peut s'expliquer par le fait que certains très riches veulent toujours la voiture la plus puissante de la gamme. » Les Etats-Unis restent tout de même le plus gros marché pour Bentley, avec 9 à 10 000 modèles prévus pour cette année. Mais la faiblesse du dollar entraîne forcément une érosion du profit de Bentley sur chaque modèle vendu. Dans tout les cas, Eichhorn ne pense pas que Bentley sera décimé par la crise du crédit. « La plupart de nos clients ne vivent pas dans des maisons concernées par les sub-primes. Leur pouvoir d'achat n'est pas directement concerné, c'est plus un poids sur l'humeur générale et l'atmosphère qui les entoure. »
Eichhorn souligne ensuite que le profit s'est accru grâce notamment à la vente de modèle plus sportifs et donc plus onéreux comme le Speed, un véritable succès ou encore la GT Speed qui est devenu un best-seller pour Bentley et dont les objectifs ont été doublés cette année.
Après avoir fait l'éloge de la flexibilité de l'usine Bentley de Crewe (Grande-Bretagne), Eichhorn est revenu sur la stratégie maison pour faire devenir le constructeur britannique plus vert. « Sur les cinq dernières années, nous avons réduit les émissions de CO2 de nos modèles de 60g/km, soit environ 15%. Nous tablons sur une autre baisse de 15% d'ici 2012. » Le développement est donc au cur des discussions. Bentley devrait introduire une nouvelle motorisation qui sera 40% plus efficace que celle utilisée aujourd'hui, sans sacrifier pour autant la puissance. Il devrait voir le jour en 2012. La troisième étape de la stratégie pour maintenir un bas niveau de rejet de CO2 devrait voir l'arrivée de carburants renouvelables, c'est-à-dire des biocarburants de seconde génération.
vendredi juillet 25, 4:37 PM
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