Aux yeux de Toyota, la Corolla est un monument historique... très populaire.
Depuis 1966, date de lancement du modèle, elle a été produite à plus de 29 millions d'exemplaires, s'étalant certes sur plusieurs générations.
Conçues au départ comme de simples produits génériques, les premières Corolla étaient davantage réputées pour leur fiabilité à toute épreuve que pour leurs qualités routières.
Ce qui, dans un premier temps, a suffi à assurer la pérennité du nom et lui a valu d'être un véhicule très convoité sur le continent africain en raison même de sa robustesse.
Aujourd'hui, Toyota veut dépasser ce stade du produit "bread-and-butter" comme le désignent les Anglo-saxons et qu'on pourrait traduire par "purement alimentaire".
La nouvelle Corolla européenne a été entièrement repensée pour élargir son rayonnement sur nos marchés.
On ne s'étonnera pas d'apprendre que l'offre mécanique diesel a été élargie.
Quant à la silhouette, elle est née sous le crayon du centre de design européen de la marque, basé à Nice.
Pour l'anecdote, précisons ici que le dessin du monospace Verso provient d'un autre bureau d'études, plus précisément celui de Nagoya, au Japon.
Les efforts pour européaniser la Corolla se remarquent parfois de façon très visible, mais aussi quelquefois de manière plus subtile via des détails anodins.
Ainsi, par exemple, le pot d'échappement peint en noir et caché partiellement sous le pare-chocs arrière.
Jusqu'à présent, on identifiait toutes les japonaises vues d'arrière au manque de soin accordé au traitement de cet organe.