
Essai Lexus RX 400h : Sur la route
lundi 27 juin 2005, 12h53
Première découverte bizarre : lorsqu'on tourne la clé de contact, tous les voyants s'allument mais il ne se passe rien comme si le Lexus RX 400h refusait de se réveiller. Pourtant, le Hybrid Synergie Drive est sous tension et il suffit d'accélérer pour obtenir instantanément un déplacement des plus toniques sans générer le moindre bruit. Ce n'est qu'au delà des 20 km/h vite atteints que l'on perçoit le frémissement discret du 6 cylindres. En l'absence d'une véritable boite de vitesse, il n'y a pas à se tromper, le levier se place sur D pour rouler, R pour reculer, P pour le parking, une position B étant prévue en descente pour freiner artificiellement le véhicule et compenser le faible frein moteur au lever de pied.
Tout au long de notre essai, nous avons surtout apprécié le silence de déplacement. Au point que les bruits aérodynamiques à haute vitesse en provenance notamment des grands rétroviseurs deviennent un peu gênants alors qu'ils auraient été jugés minimes sur un modèle classique. Pour le reste, le Lexus RX 400h se montre tout aussi agréable et rigoureux sur la route que le RX 300 même si on aurait aimé qu'une suspension pilotée maîtrise mieux le roulis.
Logiquement, les ingénieurs japonais ont estimé que le Lexus RX 400h, plus encore que le RX 300, sera acheté par des clients privilégiant une conduite détendue, sereine et calme tout en souhaitant profiter de temps à autre de la puissance respectable de la triple motorisation.
Univers de confort, de douceur des commandes et d'espace, le Lexus RX 400h distille tous les agréments de conduite du RX 300. A cette différence que cette version hybride ne s'apparente pas à un vrai 4X4 tous chemins permanent mais à un SUV traction avant dont les roues arrière, sous l'effet du deuxième moteur électrique, deviennent motrices quelques instants lorsque la faible adhérence l'exige. Un fonctionnement que le conducteur peut suivre sur le schéma de cheminements des énergies relayé par l'écran de la console centrale. Et constater en passant à la pompe que ce SUV de 2 tonnes et 272 chevaux est resté bien au dessous des 10 litres aux cent. Aucun constructeur concurrent ne peut pour l'instant rivaliser.
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