Essai Dacia Dokker 1.5 dCi 90 ch : le prix du m3 bradé

Essai Dacia Dokker 1.5 dCi 90 ch

On n'arrête plus Dacia. Depuis le lancement de la Logan, le constructeur roumain enchaine les succès commerciaux et se retrouve aujourd’hui cinquième constructeur en France. Un succès qui ne devrait pas faiblir car Dacia ne manque pas de projets pour l’avenir.

Alors que certains modèles de la gamme devraient bientôt être renouvelés ou restylés, la marque se lance sur le créneau des ludospaces, à l’assaut des Renault Kangoo et Citroën Berlingo. Et si ces derniers se sont embourgeoisés, le Dokker arrive, lui, avec un prix du mètre cube le plus bas du marché.

De quoi, pour certains, faire trembler son cousin Kangoo, mais pas pour Renault qui précise que celui-ci propose plus de carrosseries et ne capte donc pas la même clientèle. Pas sûr que la nuance suffise à rassurer les salariés du Losange.

L'essentiel provient du Lodgy

La ressemblance entre le Dokker et le monospace Lodgy n’aura échappé à personne. Et pour cause, le ludospace franco-roumain lui emprunte l'essentiel. Les principales différences concernent la poupe, qui s'avère plutôt basique et contraste avec l'avant plus travaillé.

Même constat à l’intérieur. Malgré quelques différences, la planche de bord est à peu de choses près la même que celle du monospace Dacia, ce qui n'a rien d'un défaut. L’aspect ''plastique'' est finalement plus agréable à vivre qu’il n’y parait de prime abord.

Bien assemblé et plutôt flatteur, l’intérieur du Dokker ne cherche pas à en mettre plein la vue. En optant pour un ludospace, qui plus est ''low-cost'', on fait bien évidemment une croix sur le luxe et les matériaux flatteurs. Mais la qualité de l’ensemble a très nettement progressé depuis les premiers modèles du constructeur.

Légèreté et efficacité

Sous le capot, le Dokker dispose en diesel de l'incontournable1.5 dCi avec au choix, 75 ou 90 ch. Sur un parcours mêlant routes sinueuses et autoroutes, le Dokker révèle une grand souplesse et un comportement relativement dynamique. Certes le véhicule que nous avons essayé n’embarquait que deux passager et peu de bagages, mais dans sa variante 90 ch le ludospace ne manque ni de reprise ni de tempérament.

Le pousser dans ses retranchements n'a toutefois pas d’intérêt, cela se traduisant par une tendance au sous-virage. Bien équilibré à allure normale, le Dokker offre un bon agrément de conduite malgré une résonance des bruits dans l’habitacle, due à son design.

Côté appétit, le Dokker affiche sans surprise une belle sobriété en se contentant de 5,7 l/100 km sur ce type de parcours.

Abordable et bien doté

Fidèle à la philosophie Dacia, le Dokker reprend les ingrédients qui ont fait le succès de la marque : la fiabilité, la robustesse et un rapport qualité/prix imbattable. Côté équipements justement, le Dokker n’a pas à rougir.

Les assemblages sont plutôt bien faits et le ludospace low-cost propose de nombreux gadgets, de série ou en option. On retrouve ainsi au catalogue le système MediaNav, pratique et intuitif, facturé 430 euros. Ce système combine navigation, connectivité Bluetooth et autoradio MP3. A cela s’ajoute la possibilité d’adopter les sièges avant chauffants, le régulateur de vitesse, les radars de recul ou une prise USB.

Une lacune cependant à signaler : homologué juste avant que l’ESP ne soit rendu obligatoire, le Dokker propose celui-ci en option.

Concernant les tarifs, enfin, et c'est bien l'atout choc du Dokker, ils démarrent à seulement 9 400 euros. Le haut de gamme diesel s’échange pour sa part contre environ 15 000 euros (la griffe des prix exacts n'est pas encore connue). Dans les 2 cas, c'est plusieurs milliers d'euros de moins que la concurrence !

Si son look ne fera pas férocement l’unanimité, le Dacia Dokker est résolument un nouveau coup de maître du constructeur franco-roumain. Grâce à son grand volume de chargement, une habitabilité conséquente à l’avant et à l’arrière, une motorisation efficace et un équipement bien fourni pour un prix réduit, le Dokker devrait vite trouver son public. Espérons simplement que Renault ait raison et que ce modèle ne menacera pas son cousin Kangoo.

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