Essai Dacia Sandero 2 & Stepway 2 : Seuls les prix restent low cost

Essai Dacia Sandero 2 TCe 90 Eco2 Lauréate & Dacia Sandero Stepway 2 1.5 dCi 90 Prestige

Miracle ? Non simple bon sens face à des choix économiques et de production astucieux. Logan 2 et Sandero 2 (Stepway inclus) utilisent toujours une plateforme commune (baptisée B0) et se partagent surtout pas moins de 80 % de pièces. A tel point qu'entre ces deux modèles, toute la face avant jusqu'au pilier B sont rigoureusement identiques. Tant pis si elles deviennent difficiles à différencier dans le rétroviseur...

D'autres menus détails en disent long sur les contraintes du cahier des charges, à l'image des commandes de vitres rapprochées des autres commandes (moins de câblages) ou des marges en concession ne dépassant jamais 5% (inutile d'insister à la négociation)

Plus de complexes possibles

Ce qui saute aux yeux dans un premier temps, si on se concentre sur la Sandero 2, c'est sa nouvelle face avant (inspirée du Duster), bien plus massive et imposante, donnant une belle impression de robustesse. Le dessin est plus à l'horizontal et la calandre reçoit des grilles en nid d'abeille que l'on pourrait presque interpréter comme une touche de sportivité. Le dessin des optiques arrière et les coups de crayons latéraux finissent d'apporter une touche de modernité et de qualité perçue en nette hausse.

Les proportions de la Sandero restent inchangées ou presque, avec un encombrement comparable à une Clio, même si la Sandero offre une garde au toit plus généreuse de presque 10 cm.

La version Stepway est quant à elle un peu plus attractive encore, avec son kit carrosserie de baroudeur, incluant notamment des stickers latéraux et des ski de protection couleur alu très contrastants.

Qualité perçue en hausse

Le gain le plus notable en qualité perçue se voit dans l'habitacle. Le design intérieur est bien plus fluide, qui plus est avec des matériaux paraissant plus nobles qu'auparavant (toutes proportions gardées). Cependant, ils restent encore très rigides au toucher. La variante Stepway profite quant à elle de selleries brodées à son nom et de tapis de sol en caoutchouc quasi increvables.

Selon les finitions, plusieurs combinaisons de matières sont possibles et Dacia se lance en même temps dans le concept des voitures à la carte, avec une liste plus généreuse d'options. Parmi elles, on note le Media NAV avec cartographie française incluse. Entièrement tactile, ce système gère aussi la téléphonie et les supports nomades, via Bluetooth ou USB, le tout piloté via des commandes au volant. A 240 euros, il serait dommage de s'en priver !

Autre nouveauté, côté modularité, avec des sièges rabattables désormais en 2/3-1/3. Toutefois la banquette reste fixe, tant pis pour le plancher plat... La capacité du coffre est quant à elle inchangée avec 320 litres, à comparer par exemple aux 285 litres d'une Peugeot 208 ou aux 280 litres d'une Volkswagen Polo, pourtant parmi les plus généreuses.

Un 3 cylindres de dernière génération

Sous le capot, 4 motorisations sont au menu avec deux diesel de 75 ch et 90 ch, et deux essence de 75 ch et 90 ch. Ce dernier n'est autre que le très récent bloc TCe à 3 cylindres et turbocompressé. Avec une Sandero dont la masse n'atteint même pas la tonne, la combinaison fonctionne bien. Bien sûr, on en voudrait plus dans les bas régimes mais l'allonge et la souplesse sont au rendez-vous sur ce bloc, qui génère un son toujours très singulier, comme un ronronnement de gros chat ! En terme d'efficacité, sans aucune retenue dans notre conduite, notre consommation oscillait entre 7,5 et 8 l/100 km.

La Sandero est moins à son aise au chapitre comportement routier, même si on relève l'apparition du contrôle de trajectoire en série (un manque qui lui avait couté une étoile Euro NCAP). Il y a quand même du progrès face à l'ancienne génération, c'est indéniable, mais le roulis reste encore très présent tandis que le train avant manque de mordant et la direction de précision. Le centre de gravité haut perché se fait par ailleurs clairement sentir. Le Stepway ne fait pas mieux, avec une garde au sol qui plus est augmentée de 40 mm. En revanche, le gain apporté ici pour franchir de hauts trottoirs ou sortir des routes bien lisses est réellement appréciable.

Bilan

Le rapport prix/prestation de la Sandero reste quoi qu'il en soit imbattable. La Sandero en offre un peu plus pour des tarifs inchangés avec un prix d'appel de 7 900 euros. Notre version d'essai en finition Lauréate, la plus généreuse, ne dépasse pas 11 000 euros, là ou une Peugeot 208 démarre d'entrée à 12 500 euros (sans navigation). Même une Hyundai i20, une marque pourtant agressive en tarifs, ne s'affiche pas en dessous de 12 750 euros.

Derniers essais

  • Infiniti M35h
    Essai Infiniti M35h

    Infiniti tente de conjuguer élégance, sportivité et efficience. Un pari risqué ? Peut-être pas ... Suite »Essai Infiniti M35h

    Infiniti M35h

    Infiniti tente de conjuguer élégance, sportivité et efficience. Un pari risqué ? Peut-être pas ...

  • Fiat Abarth 595 Competizione
    Essai Fiat 500 Abarth 595 Competizi …

    En voilà une qu’il nous tardait d’essayer. Etrange OVNI dans l’univers des petites GTi, cette Abarth sent la poudre. Mais au de là du plumage, le ramage vaut-il la petite … Suite »Essai Fiat 500 Abarth 595 Competizi …

    Fiat Abarth 595 Competizione

    En voilà une qu’il nous tardait d’essayer. Etrange OVNI dans l’univers des petites GTi, cette Abarth sent la poudre. Mais au de là du plumage, le ramage vaut-il la petite fortune dépenser pour l’acquérir ?

  • Toyota GT86

    Fruit d’une collaboration entre Toyota et Subaru, la GT86 renouvelle avec un certain bonheur le genre du coupé sportif. Ce coupé 2+2, doté d’une motorisation alerte a fait le choix de la propulsion pour préserver une certaine idée de la conduite sportive et du pilotage. Objectif atteint.

Tous les essais