Promenons nous dans les bois pendant que le loup n’y est pas, si le loup y était, il nous traiterait de pollueurs !
Voilà ce qui s’appelle poser un débat. Le 4x4, ça pollue ou pas ?
Aujourd’hui, on réintroduit une espèce en voie de disparition dans son élément : la nature. Détourner de son usage primaire pour devenir un engin fashion en milieu urbain, le 4x4 est progressivement devenu SUV ou bodybuildé (voir essai Nissan Juke R).
Entre ceux qui n’ont plus aucune aptitude en dehors du bitume ou ceux qui sont dopés aux anabolisants (genre Porsche Cayenne) et que l’on hésite à poser dans la boue, le véritable 4x4 se fait rare.
Il faut dire qu’il a été pointé du doigt par les écologistes qui accusent ces beaux bébés de polluer.
Mais une phrase pleine de justesse d’un des défendeurs de cette pratique m’a interpellé :
« Le 4x4, on le pratique autour de chez nous. C’est l’évasion sans aller loin, dans les chemins de notre région … Combien de marcheurs font des centaines de kilomètres pour aller randonner en Auvergne, dans les Alpes ou ailleurs ? Comment ont-ils fait leurs trajets ? Ils ne sont pas venus en marchant. La plupart du temps, ces gens polluent plus que nous avant de réellement pratiquer un loisir vert. »
Manu Bordonado – Membre du comité Codever 13
Rappelons que le Codever est l’association de défense des pratiquants de loisirs verts motorisés ou non, prônant la liberté de circuler sur les chemins pour tous !
Ces gens défendent les chemins, les entretiennent et organisent chaque année des journées de nettoyage de la nature. Une façon de se donner bonne conscience ?
Non, une façon de prouver que eux aussi aiment ce qui est vert, car quoi de plus beau que la nature pour se sentir simplement ailleurs ?
Trouver un chemin n’a pas été une mission aisée. D’abord parce que cela ne se communique pas, ne se partage pas sur Facebook ou ailleurs. De peur que de jeunes fous juchés sur des motos et quads ne viennent juste là pour de se défouler sans rien respecter. Ces derniers sanctuaires de liberté sont donc chouchoutés.
Une fois le point de départ trouvé, l’aventure commence donc au bout de la route, à quelques kilomètres de votre porte.
Notre Toyota Land Cruiser fait figure de référence dans le monde du 4x4. S’il a fait quelques concessions pour l’usage routier, il a gardé tout ce qu’il faut pour s’affranchir de nombreuses difficultés une fois dans les chemins.
Là, on commence la promenade. L’allure est lente, on ne sait jamais, on peut croiser des vélos, on ouvre la fenêtre pour sentir l’odeur de la forêt.
Et puis, vient le moment tant redouté : croiser des promeneurs. On s’arrête, on se range sur le côté pour les laisser passer, il faut dire que notre Land Cruiser taille XXL.
Un sourire, un petit bonjour échangé et c’est reparti ! On poursuivra ainsi notre chemin pendant presque deux heures avec de fréquentes pauses photos. Des vélos s’arrêtent :
« - Bonjour, c’est le nouveau Land Cruiser V8 ?
- Oui, c’est ça.
- C’est bien les nouveaux 4x4, c’est silencieux et ça ne fume pas.
- Pas faux, je n’avais pas pensé à ça.
- J’en ai un ancien, il faut que je le change, il est sympa le nouveau et puis il y a du coffre pour les vélos
… »
Comme quoi, rien n’est incompatible à partir du moment où tout est fait avec respect. Respect des autres mais aussi de la nature. Le 4x4 ne devient plus un pollueur mais un meilleur moyen de découvrir le monde.
En savoir un peu plus sur le Toyota Land Cruiser Station Wagon V8 :
C’est un 4x4 à l’ancienne avec un châssis séparé et un pont arrière rigide. Il n’entend pas rivaliser avec la production allemande sur la route où son contrôle actif de stabilité brille pour maintenir un excellent confort, son agrément est ailleurs.
D’abord de l’espace par ses proportions et sa modularité, il peut convenablement accueillir sept personnes à bord. Sa force, avec un V8 diesel de 286 ch et un couple de 650 Nm, il est l’allié idéal pour ceux qui ont besoin de tracter des charges lourdes.
Son moteur moderne ne claque pas comme un vulgaire diesel. La mélodie du V8 est bien présente, on penserait même au début que c’est un moteur essence.
Un défaut ? Deux ! Une consommation qui flirte avec les 15 litres mais avec un poids de plus de deux tonnes comment faire autrement ? Son prix, l’aventure commence ici à partir de 71 900 euros.
Mais si vous aussi, vous êtes tenté par le 4x4, vous trouverez de précieux conseils sur www.4rouesmotrices.com qui nous a fourni une aide précieuse dans la preparation de ce dossier.







