Les dangers de l'airbag

Il fait partie des équipements incontournables en matière de sécurité routière dans nos véhicules. Mais gare aux effets secondaires en cas d'utilisation incorrecte.

Le développement des premiers airbags pour automobile remonte aux années 60. Ils ont été intégrés à la liste d'option de véhicules à vendre pour la première fois dans les années 70 et sont devenus incontournables dans les années 90.

Au fil des dernières décennies, ils se sont ensuite multipliés dans chaque voiture si bien que votre véhicule récemment acheté dispose certainement d'airbags frontaux, latéraux et peut-être même genoux et rideaux. En cas d'accident, ils permettent évidemment de diminuer le risque de blessure grave en amortissant les chocs pour le conducteur et ses passagers. Rappelons qu'un airbag est un grand sac qui se gonfle immédiatement via une réaction chimique lorsqu'une accélération trop brutale est détectée par le système de déclenchement.

Les dangers d'une utilisation impropre

En principe, un airbag peut donc vous sauver la vie si un accident grave survient. Encore faut-il bien veiller à ne pas en faire, au contraire, un facteur d’aggravation. Pour se déployer, un airbag « explose ». Ce n'est pas un équipement anodin et la force de son explosion peut causer de graves séquelles si les passagers de l'automobile n'observent pas de strictes règles de sécurité. Sans ceinture, le choc contre un airbag peut ainsi aggraver les lésions dans le cadre d'un accident à faible vitesse.

Pire, cette mauvaise habitude qu'on a parfois de laisser traîner ses pieds sur le tableau de bord lorsqu'on est installé au siège passager sur un long trajet. En cas de déclenchement de l'airbag, les jambes se retrouvent projetées vers le pare-brise et les genoux, vers le visage. De quoi, là aussi, aggraver sensiblement les lésions en cas d’accident suite au déclenchement des airbags.

Conduire bras nus peut aussi entraîner des conséquences inattendues. Se déployant à une vitesse supérieure à 300 km/h, on note des cas de décollement de la peau de mains et des avants bras.

Ainsi, certaines études préconisent de ne plus conduire avec les mains à 10h10 mais à 9h15, ce qui limiterait les blessures non voulues en cas de déclenchement de l’airbag.

Les autres dangers

Et même lorsque ces règles de sécurité sont respectées, le déclenchement des airbags est une expérience très désagréable. Ils « sonnent » le conducteur et les passagers qui se prennent une très grosse baffe, allant jusqu'à les laisser inconscients pendant quelques secondes. Sans oublier qu'après le déploiement des airbags, l'habitacle de l'auto se retrouve généralement noyé dans un brouillard blanc en raison des composants du gaz, rendant impossible la vision vers l'extérieur. On a déjà vu des cas de déclenchement inopiné, imaginez les conséquences si un déclenchement intempestif intervient lorsque vous roulez tranquillement sur l'autoroute par exemple.

Des études ont également montré que l'utilisation des airbags pouvait poser problème avec des personnes de très petite taille (moins de 1 mètre 49), surtout s'il s'agit du conducteur où cela peut devenir dangereux à cause de sa position trop proche du volant. Dans ce cas, il vaut même mieux désactiver l'airbag frontal du volant. Des études qui mettent aussi en lumière un risque pour l'audition des occupants de la voiture à cause du « bang » du déclenchement des airbags.

Enfin, il reste aussi le problème de l'après-accident lorsque les pompiers doivent désincarcérer les occupants d'un véhicule lourdement abîmé. L'implantation des airbags peut compliquer la désincarcération et si certains des airbags ne se sont pas déployés dans l'accident, les manipulations des sauveteurs peuvent provoquer leur déploiement et ainsi, ajouter de nouvelles blessures.

En résumé, un airbag reste un progrès dans la réduction des blessures des occupants d'un véhicule en cas d'accident grave. On estime qu'il fait baisser de 25% le risque de mourir pour un conducteur équipé de sa ceinture. Mais ses dangers restent réels, que ce soit en cas d'utilisation impropre ou même du simple fait de son fonctionnement. Devrait-on exiger d'avoir le droit de demander leur désactivation à à l'achat d'un véhicule ?

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