Essai Audi RS5 450 ch [vidéo]

Audi vient ajouter le badge "Rennsport" à son coupé A5. L'addition nous donne RS5 pour une GT 2+2 propulsée par un V8 de 450 ch. Diable, il va y avoir du sport !

Si Rennsport ne veut pas dire reine du sport mais racing, on sent bien que le coupé RS5 a toujours le besoin de se dégourdir les jambes, pardon les roues.

Car un coupé RS5, il en impose même à l'arrêt.
Sans tomber dans la profusion d'accessoires trop "touchy", ce coupé gagne sa sportivité affirmée grâce à deux ou trois ajouts. Il faut dire que sa ligne déjà fort belle et élancée grâce aux mensurations généreuses n'avait pas besoin de beaucoup plus.



Sur les RS, traditionnellement, ce sont les boucliers avant et arrière qui donnent le ton. Ici, la calandre très ouverte et les jantes de 20 pouces (en option) finissent le travail.

On regrettera juste qu'à l'intérieur, le traitement ne soit pas plus osé et que finalement il ressemble un peu trop à une A5 de "base" bien optionnée.

Alors passons vite, très vite à ce qui ne ressemble en rien à une automobile de base : le coeur qui bat sous son capot.

Le coupé RS5 est motorisé par un V8 atmosphérique de 4,2l à injection directe. Le tout nous donne 450 ch sauvages soutenus par un couple constant de 430 Nm entre 4 et 6 000 tours.

Voilà, avec ça, vous n'aurez pas besoin d'un dessin pour comprendre que la RS5 respire la santé. Mais ce que l'on peut vous dire, c'est que si certains moteurs ont réellement besoin d'être cravaché pour donner le meilleur d'eux même, ce V8 là est du genre bien rempli.

Très bien secondé dans les phases d'accélération par sa boîte S-Tronic à 7 rapports, il envoie une décharge d'adrénaline à chaque sortie de courbe. L'efficacité encore une fois des 4 roues motrices pour passer la cavalerie au sol est éclatante. On regrette toutefois que cette dernière musèle le côté joueur versus une propulsion.


De base, la puissance et/ou couple sont transmis 60% à l'arrière et 40% à l'avant, la centrale de gestion peut aussi décider de passer 70% devant ou 85% à l'arrière.

Si le moteur est un joyau, il convient de souligner une autre prouesse technologique. Malgré le poids conséquent plus de 1800 kg de la RS5 et une allure de missile sol-sol en raison d'une assiette particulièrement basse, le coupé RS5 profite de l'Audi Drive Select.

Ce programme de gestion des suspensions magnétiques est capable de vous faire appréhender une route en piteux état dans un confort remarquable et en un dixième de seconde, en sélectionnant le mode dynamique, de transformer la RS5 en une tueuse de chronos.

Au passage, le mode dynamique libère l'échappement pour un orgasme auditif qui mérite bien un 8 sur 10.

L'Audi Drive Select propose quatre modes de conduite : confort / auto / dynamique et personnalisé. Pour clore le chapitre dynamique, notre RS5 était équipée en option (à 7200 euros) de freins carbone céramique avec des disques de 365 mm à l'avant mordus par des étriers 8 pistons.

D'une efficacité redoutable même dans les descentes dans les environs du col de Turini, ce freinage plante les roues dans le bitume au moment de décélérer. Digne d'une auto de compétition, on n'ose imaginer le coût d'entretien d'un système de freinage échappé de la compétition.

En même temps, on n'a rien … sans rien !

Notre terrain de jeu lors de l'essai de ce coupé RS5Notre terrain de jeu lors de l'essai de ce coupé RS5

Conclusion : où se situe ce coupé ?

Et bien à mi chemin entre une tonitruante Nissan GT-R et une Chevrolet Camaro. Dans la première, vous ferez des compromis car vous subirez votre voiture. Une GT-R, c'est fait pour marcher … fort, un point c'est tout ! La balade est possible mais pas forcément reposante.

Dans la Camaro qui constitue l'entrée de gamme des grands coupés bien motorisés, le compromis est ailleurs. Déjà très performante comme le prouve son V8 de 430 ch et sa tenue de route efficace, elle atteint ses limites simplement … plus vite. Impossible de rouler fort toute une journée avec elle sans redouter d'arriver au bout des freins par exemple. L'équilibre naturel de son châssis ne pourra pas suivre le rythme imposé par une RS5 qui bénéficie d'attentions technologiques bien supérieures.

Et pourtant, Chevrolet dispose derrière de la magnifique ZL1 (voir essai vidéo Camaro ZL1) que nous avons essayée qui constituerait la plus belle épine dans le pied de ce coupé RS5. Mais GM se refuse encore à l'importer en Europe.

En attendant donc, la RS5 est donc une des plus belles propositions qui soient en terme de compromis. Une main de fer dans un gant de velours.

Avant de définitivement lui décerner le prix de meilleur premier rôle, on attendra d'essayer la Mercedes Classe C AMG et la BMW M3, mais oui cette Audi est fantastique !

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