Essai : Citroën DS4 - Mercedes Classe A [vidéo]

Que vaut la qualité du haut de gamme français face aux références allemandes ? Nous avons profité de l'arrivée de la nouvelle Mercedes Classe A pour organiser un matche franco-allemand face à la Citroën DS4.

Nous avons profité de l'arrivée sur le marché de la nouvelle Mercedes Classe A pour dresser un bilan de la stratégie de PSA. Le géant français de l'automobile mal en point a, en partie, misé sur le segment du haut de gamme pour dégager plus de marges et ainsi espérer aller mieux.

C'est à travers Citroën que le groupe a relancé depuis 2009, le label "DS", évocateur de haut de gamme à la française. Citroën est d'ailleurs la seule marque française à réellement défier le trio allemand composé de Mercedes, BMW et Audi avec ses DS3, DS4 et DS5 (voir essai DS5 Hybrid4).

La DS4 nous sert donc d'épouvantail français pour repousser l'envahisseur germanique représenté aujourd'hui par la nouvelle Mercedes Classe A.



Design : une question de style

Cette française est en fait une Citroën C4 habillée d'un nouveau look pour la carrosserie. En revanche, à l'intérieur, Citroën a fait moins d'efforts pour distinguer les deux modèles.

Sur cette française, on peut toutefois féliciter la qualité de finition. La ligne DS4 gagne au passage sur notre modèle, un très bel intérieur cuir bi-ton.

La différence entre une française de base et cette DS4 est dans la hauteur de caisse. Avec sa garde au sol rehaussée, elle se donne des airs de Crossover.

Mercedes Classe A 2012
Tout l'inverse de la nouvelle Mercedes Classe A qui quitte son habit de monospace pour enfiler une tenue plus sexy de vraie compacte.

Taillée, la Mercedes dévoile des lignes sportives, presque agressives. La Classe A chasse, la concurrence, tapie au ras du sol. A l'intérieur, le choix de chaque pièce et des matériaux a été particulièrement étudié. Assemblage et finition sont parfaits, on sent la maîtrise.

Plus daté, l'intérieur de la française s'il n'a pas à rougir grâce à sa qualité apparaît simplement un peu plus fade. Mais ce sont nos goûts personnels et comme on dit, les goûts et les couleurs …

Match presque nul donc sur le point design et qualité.

Sur la route, le match est moins serré.

L'allemande prend les devants et assez aisément ! Simplement plus rigoureuse, mieux tenue en suspensions, la Classe A s'échappe irrémédiablement dès que ça tourne. Et encore, notre test s'est effectué sous la pluie.

Le choix d'une garde au sol rehaussée est donc préjudiciable au caractère sportif et performant de la française. Mais la DS4 dispose d'un autre atout dans sa manche. Pour les très gros rouleurs, c'est bien elle qui dispense le meilleur confort.

On ne détaillera pas ici l'offre moteur car nos deux modèles n'étaient pas équipés de la même puissance. La Classe A recevait un petit moteur quand la française offrait le plus gros.


Ce que l'on peut en revanche vous dire, c'est que la boîte à double embrayage de notre allemande offrait une réactivité et un agrément exceptionnels. Une maîtrise technologique que ne peut s'offrir la française qui ne dispose que d'une simple boîte automatique : plus lente mais aussi plus gourmande en carburant.

Avoir une tenue de route plus sûre est pour nous un argument de poids, ce qui fait que, assez logiquement, l'allemande remporte le match des performances.

Conclusion : la France n'a pas à rougir des comparaisons

Citroën a clairement démontré par le succès commercial que sa stratégie de fabriquer du vrai premium est une solution pour soutenir ses ventes.

Mieux en faisant le choix d'adopter une philosophie légèrement différente, elle ne s'expose pas à une confrontation trop directe. Le confort face aux performances, un choix qui a du sens. Toutefois, le curseur pourrait être un peu mieux placé. afin de conserver un plaisir de conduite un peu plus grand.

Mercedes Classe A 2012Mercedes démontre une nouvelle fois ce que l'Allemagne sait faire de mieux. Un produit performant, efficient et d'une extrême qualité. Un choix payant qui, conjugué à un vrai renouveau stylistique, va placer la marque dans une dynamique très forte pour les années à venir.

Stratégie de renouvellement qui porte déjà ses fruits avec une augmentation sur l'année de 5% de ses volumes de vente (tous modèles confondus) malgré la crise.

La française garde un soupçon de timidité ( ou bien ce sont les allemands qui sont trop gourmands ?) avec un prix de départ légèrement inférieur à l'allemande: 23 800 euros pour une première motorisation diesel contre 26 400 euros). Preuve que les marques françaises ne sont pas totalement décomplexées de vendre des voitures chères …

Lire aussi :

- essai Mercedes Classe A

- essai Golf 7 [vidéo]

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