Essai Dacia Sandero et Logan 2 : mieux et pas plus chères

Le changement c'est maintenant. A mainte fois répétée durant les six premiers mois de l'année, c'est au tour de Dacia de s'emparer de cette sentence pour l'appliquer à trois véhicules de sa gamme : la Logan, la Sandero et la Sandero Stepway. La firme roumaine vient de présenter ces nouveautés avec la même recette qui fait mouche : toujours plus d'espace et d'équipements pour un prix contenu.

Le changement c'est maintenant. A mainte fois répétée durant les six premiers mois de l'année, c'est au tour de Dacia de s'emparer de cette sentence pour l'appliquer à trois véhicules de sa gamme : la Logan, la Sandero et la Sandero Stepway. La firme roumaine vient de présenter ces nouveautés avec la même recette qui fait mouche : toujours plus d'espace et d'équipements pour un prix contenu.

Véritable success-story inaugurée en 2005, la Dacia Logan connaît son premier renouvellement après une carrière de 7 ans. Afin de continuer à séduire un maximum de clients, la berline roumaine et sa déclinaison compacte Sandero viennent de s'offrir une cure de jouvence à tous les étages, depuis leurs plastiques extérieures à ceux de l'intérieur, en passant par les mécaniques.

Sandero Stepway : des capacités étonnantes dans les cheminsSandero Stepway : des capacités étonnantes dans les chemins

Afin de réduire les coûts et ainsi compenser avec l'arrivée de nouveaux équipements, Dacia a succombé à la standardisation de ses véhicules avec une plateforme commune et un style qui l'est tout autant.

De ce fait, la Logan et la Sandero sont strictement les mêmes jusqu'au pied milieu. Sur l'une comme l'autre on retrouve donc une nouvelle identité visuelle, témoignant de la volonté de la marque à monter en gamme : l'ensemble fait plus dynamique et surtout plus robuste avec un bouclier enveloppant. Une nouvelle calandre fait son apparition avec des optiques inédites rappelant une certaine Volkswagen Polo.

A l'arrière même trajectoire : les deux modèles partagent les mêmes coups de crayon. Les feux perdent leur verticalité au profit de blocs plus modernes et seule la malle arrière vient différencier les sœurs Dacia. La Sandero Stepway, plus haute de 40 mm, conserve son look de baroudeur avec des éléments en plastique noir qui contrastent avec ceux en aluminium.

Un intérieur toujours un peu austère mais qui progresse en qualitéUn intérieur toujours un peu austère mais qui progresse en qualit …Même en ouvrant la portière le changement est radical. L'ensemble peut paraitre aussi austère que les devancières, les Logan et Sandero affichent toutefois une planche de bord beaucoup plus flatteuse. Reprise du Lodgy, elle comprend des éléments cerclés de chrome comme les aérateurs ou les trois cadrans, et de nouveaux rangements comme sur le sommet de la console. Elle en reprend aussi, hélas, les défauts liés à l'ergonomie.

Il faudra se pencher pour aller chercher le bouton du régulateur (option à 150 €, de série sur Stepway Prestige) situé vers la base du levier de vitesse. Mais la pièce maitresse de ce nouvel habitacle reste le système multimédia Media Nav, entière tactile et disponible en option à seulement 240 € (de série sur Stepway Prestige).

Les sièges sont assez fermes, le maintien latéral est un peu juste. 

 

Sur la route : confort avant tout

Dès les premiers tours de volant, les Dacia Logan et Sandero donnent le sourire : pour la première fois, la direction assistée est généralisé sur l’ensemble des versions. Les utilisateurs citadins seront ravis de ne plus avoir l’impression de conduire une voiture vieille de 15 ans. Les manœuvres seront ainsi plus aisées et de surcroit aidées par le radar de recul arrière (disponible en option à 200 € sur Lauréate).

Ces nouveaux modèles reçoivent également le 3 cylindres 0,9 l TCe de 90 ch et 135 Nm de couple qui fait merveille au sein de la Clio, le Start&Stop en moins pour des raisons de cout. Suffisamment élastique depuis les bas du compte-tour, la mécanique permet des relances franches en ville. S’il pourra s’aventurer sur autoroutes, ce petit moteur n’y est pas à son aise. Les relances sont délicates.

Pour une utilisation mixte, le 1,5 l dCI de 90 ch et 220 Nm est a privilégier. D’autant plus qu’il se montre moins glouton : sur notre parcours, le moteur essence a avalé 7,5 l de carburant tous les 100 km alors que le diesel s’est contenté de seulement 6,7 l. Forcement, avec ce dernier, on joue moins avec le levier de vitesse. Pour réduire un peu plus les consommations, Dacia a intégré un mode Eco qui influe sur la cartographie des moteurs. Son utilisation bridera la mécanique et permettra seulement d’économiser jusqu’à 0,3 l/100km.

Dacia a également effectué de nombreuses modifications afin de limiter le volume sonore dans l’habitacle. De nouveaux injecteurs réduisent les claquements du diesel et des joints apparaissent entre certains éléments de carrosserie pour contenir les bruits aérodynamiques. Effectuer de longs trajets au volant de ces modèles devient parfaitement envisageable. Seuls quelques grincements du mobilier viennent entacher ces efforts. Le beurre et l’argent du beurre, ce n’est donc pas pour tout de suite.

L’amortissement conserve les défauts de ses qualités. Assez souple, il entache un peu le dynamisme des autos en autorisant une prise de roulis trop importante mais le confort y gagne ! Ce qui se ressent très vite à leurs volants. Les Dacia ne sont pas faites pour être brusquées. En conduite très sportive, les mouvements de caisse sont importants et l’arrière ne suit pas toujours l’avant. Sandero Stepway étonne en dehors des sentiers battus. Le crossover se sort de la plupart des situations, même embourbé dans le sol jusqu’à la moitié de la jante.

Conclusion : Dacia va à toujours à l'essentiel mais en se montrant plus belle

Avec ce coup de plumeau, Dacia réitère une recette qui fait toujours mouche avec des automobiles conçues au plus simple possible et avec des pièces robustes et éprouvées.

Ces best-sellers risquent de faire encore mal à la concurrence avec un bon niveau d’équipement dès le premier niveau de finition (direction assistée, l’ABS, l’ESP, les feux de jour ou les airbags conducteur, passager et latéraux). De plus, la montée en gamme n’est forcement très onéreuse et les options restent accessibles. Malgré tous ces ajouts, les prix des Logan et Sandero n’afficheront pas un euro de plus.

La Dacia Logan débute à 7 700 € avec le 1,2l 16V de 75 ch. La Logan TCe 90 n’est disponible qu’à partir de la finition Ambiance à 9 500 €. Pour une Sandero à motorisation équivalente il faudra ajouter 200 €. Au rayon diesel, la gamme débute à 10 700 € (Logan Ambiance dCI 75) et termine à 12 400 € (Logan Laureate dCI 90). Quelque soit le niveau de finition et la mécanique choisie, la Sandero sera facturée 200 € de plus. La gamme Stepway n’est disponible qu’avec le TCe 90 à partir de 10 590 € et le dCI 90 à partir de 12 190€.

Il ne reste plus qu'à répondre à la sempiternelle question : essence ou diesel ? Nous vous laisserons seul juge. Le premier à l’avantage de limiter ses coûts d’utilisation quand le second se montre plus homogène pour une utilisation mixte. Le diesel exige en revanche un surcout de 1 600 € à tous les niveaux de finition.

 Crédits texte et photos : Soufyane Benhammouda

Derniers essais

  • Aston Martin Rapide S
    Aston Martin Rapide S [essai & vidé …

    Aston Martin revoit sa copie dans sa proposition familiale au sein de sa gamme. Pas question pour autant de faire du SUV, non, les anglais nous proposent une Rapide redessinée … Suite »Aston Martin Rapide S [essai & vidé …

    Aston Martin Rapide S

    Aston Martin revoit sa copie dans sa proposition familiale au sein de sa gamme. Pas question pour autant de faire du SUV, non, les anglais nous proposent une Rapide redessinée et gonflée à bloc dans sa version S. Une bonne raison de faire un essai vidéo de celle qui concoure pour le titre de plus belle berline.

  • Essai Renault Megane CC restylée
    Renault Megane CC dCi 130 [Essai]

    La Renault Megane CC restylée reste-t-elle compétitive dans le monde du cabriolet compact ? Suite »Renault Megane CC dCi 130 [Essai]

    Essai Renault Megane CC restylée

    La Renault Megane CC restylée reste-t-elle compétitive dans le monde du cabriolet compact ?

  • Peugeot RCZ R

    Il faut remonter à la première vie d'Alpine pour se dire qu'un coupé français peut concurrencer les meilleures sportives européennes. Un programme alléchant qu'il nous tardait de vérifier. C'est désormais chose faite avec l'essai de la Peugeot RCZ R.

Tous les essais