Essai Ferrari California [VIDEO]

Comment ne pas se laisser séduire par une proposition indécente ? Voici l'essai de la Ferrari California.

Avant de nous plonger dans le fauteuil conducteur de cette Ferrari California 30, il convient de plonger dans le passé.

En effet, pour saisir la portée de ce patronyme « California », il faut remonter à la fin des années 50 et parler du modèle 250 GT Spyder California. Essai Ferrari CaliforniaRetrouvez l'essai de la nouvelle Ferrari California 30. 30 comme plus 30 chevaux et moins 30 kg. Et oui, chez Ferrari, tout est histoire de tradition et il faut dire que celle-ci n’est pas une mince affaire. Très vite célébrée comme un des plus beaux cabriolets de l’histoire, la 250 GT California imposera à Ferrari de régulièrement penser aux cabriolets. On peut aussi remercier la clientèle américaine qui imposa à Enzo Ferrari ses désirs. « Il Commendatore » était en effet peu friand de ce genre.  Il lui était difficile de considérer un cabriolet comme une voiture de sport … Et pourtant, revenons en à notre essai du jour, cette nouvelle mouture de la California est à bien des points de vue une voiture de sport.


D’abord parce que personne n’oserait dire que toute auto frappée du cheval cabré n’en est pas une et ensuite parce qu’il suffit de l’observer quelques instants pour très vite comprendre que l’ADN de la marque est bien en elle. Seulement, à la différence des berlinettes, cette California est peut être la synthèse de tout le savoir faire italien.
Retrouvez les photos de notre essai en cliquant sur l'image.Beauté des lignes, praticité au quotidien avec son toit en dur rétractable en quelques secondes et performances du V8, toute l’Italie est là ! Ce toit est plus qu’une simple casquette que l’on sort quand il pleut. Le tour de magie tient au fait que fermée, la Califonia est un superbe coupé et ouverte, un superbe cabriolet. Nombreux sont les constructeurs qui se refusent encore au toit en dur rétractable de peur de déséquilibrer les lignes. Grâce à une cinématique complexe, Ferrari a su déjouer le piège d’une malle arrière trop bombée pour abriter le toit quand ce dernier doit disparaître. Les lignes sont donc préservées. Mais si on peut l’admirer durant des heures, le meilleur moment, c’est bien quand on conduit une Ferrari.

Ferrari California - vue 3/4 arrièreFerrari California - vue 3/4 arrière

On passe rapidement sur l’exceptionnelle ergonomie proposée par le poste de pilotage ainsi que les qualités de finition évidentes pour ne se concentrer que sur la conduite. Tellement simple au premier abord, on découvre en fait que la California c’est une somme de technologies pour améliorer l’expérience de conduite, pardon de pilotage !

F1 Trac, suspensions Multilink, tout est pensé pour l’efficacité.

Cette Ferrari, si elle réclame d’être approchée avec respect, fait son maximum pour se mettre à la portée de son conducteur.

490 chevaux sur les roues arrières ? Pas de problème.

Les ingénieurs italiens ont mis au point un système de contrôle de motricité baptisé F1-Trac. En pratique, ce « traction control » agit de la manière suivante : capable d’analyser la vitesse de rotation de chacune des roues, le système évalue en permanence celle qui peut supporter le plus de charge pour améliorer la motricité. La distribution de la puissance et du couple est donc optimisée et la California taille la route.

La route et en musique s’il vous plaît !

Ferrari a donc rompu la tradition du V12 placé à l’avant avec ce V8 à injection directe de 490 ch dans cette évolution « California 30 ». 30 comme 30 kilos de moins et 30 chevaux de plus par rapport à la première édition. Le démarrage vous met dans l’ambiance. On tourne la clé et il faut ensuite appuyer sur le bouton situé sur le volant pour lancer le concerto. La California laisse ses échappements chanter et pour celui qui aura la chance de la démarrer tôt le matin, il risque fort de réveiller les enfants. En même temps, il y a pire comme réveil ! La transmission se fait par une boîte de vitesse F1 à double embrayage. Vous avez à peine le temps de lécher la palette située au volant que le rapport supérieur ou inférieur est déjà passé.

 

Le V8 cale sa mélodie et on enclenche alors la première. Etonnamment, la California part sur un simple filet de gaz sans à coups. Les évolutions à basse vitesse sont d’une délicatesse rare sur une auto de ce genre. Mais dès que la route se libère, on peut profiter du remplissage du moteur. Quelque soit le rapport, le V8 relance sans peine la California. Et si la position « Confort » du Manettino situé sur le volant vous semble un peu juste, il reste encore le mode « Sport » puis le mode « ESC off » pour rendre l’expérience encore plus grisante. Le dernier mode sera toutefois à réserver aux incursions sur circuit à moins d’avoir le coup de volant d’Alain Prost. Vous me direz que nous avons finalement assez peu parlé de chiffres. Mais ne vaut-il mieux pas vous dire que les accélérations sont fulgurantes, que la vitesse de passage en courbe inouïe et enfin la consommation très raisonnable. Car c’est peut-être bien ce chiffre le plus impressionnant. Malgré un niveau de performances hors du commun et sans ménager notre plaisir, la Ferrari n’a réclamé « que » 14 litres aux 100 km. La science du motoriste italien et l’expérience s’exprime aussi à ce niveau. Alors il faut bien conclure car nous pourrions très bien restés ici encore des heures à vous parler de chaque détail.

Pourtant symbole d’une certaine noblesse, cette California a été ultra populaire durant notre journée d’essai. Impossible de s’arrêter sans créer un rassemblement. Jeunes ou moins jeunes, femmes ou hommes, du conducteur de Dacia à celui d’une grosse berline allemande, cette Ferrari attire la sympathie. Jamais de jalousie, toujours de la passion. Passion automobile qui sommeille en chacun de nous et que seules quelques icônes peuvent symboliser de façon universelle.

Une Ferrari n’est finalement que l’art de célébrer au plus au point l’automobile.

Prix du rêve ? à partir de 189 000 euros

 

 

 

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